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Le Patrimoine sadébrien

Les fermes d’autrefois : VENDANGES

La vigne et le vin à Sèvres-Anxaumont  

 

 

Historique : Dans la bible, chapitre 9, versets 20 à 26, on peut lire que c'est Noé qui commença à cultiver la terre et à planter de la vigne. Le vignoble poitevin existait déjà à l'époque gallo-romaine ; en 1199  Jean Sans Terre fait fixer les prix du vin en Angleterre ; la production bordelaise n'est pas citée mais apparaissent des vins blancs du Poitou et d'Anjou issus du chenière ou blanche chenière assimilé au chenin d'Anjou.

En 1224 Henri d'Andeli dans sa « bataille des vins » dit  que les crus de Chauveny et de Montmorillon sont considérés comme étant parmi les plus grands à la cour du roi Philippe Auguste. ("Chauveny" = Chauvigny)

Sur notre commune en août 1792 le lieu-dit « le Clos de Truye », renfermé de fossés,  contenait 250 boisselées de vigne. La dîme devait s'élever en année commune à 12 barriques de vin rouge évaluées à 45 livres la barrique.

 

Cépages : Au 6ème siècle le chenin originaire d'Anjou, a été cultivé par les moines de l'abbaye de Ste Maure de Touraine il est encore répandu sur nos communes.

Le Noah : d'origine américaine est issu d'un croisement naturel entre le taylor et le vitis Riparia. Il a servi de géniteur aux hybrides tels que Baco,  Bertille Seyve, Gaillard et Seibel. Le plus connu est le Baco blanc ou Baco A22.

L'oberlin noir : est un croisement entre le Riparia Millardet et le Gamay.

 

La taille de la vigne : Elle se fait idéalement à la St Aubin, c'est-à-dire le premier mars. Sur le cep, on taille les "més" (= les rameaux) à deux yeux. Plus tard, on les attachera avec un brin d'osier. La vigne est passée à la charrue vigneronne pour la déchausser, puis elle est débottée à la piarde (= pioche) ou à la décavaillonneuse (une petite charrue). Un apport d'engrais lui est donné. Au mois d'avril elle peut être soufrée. Les gourmands seront enlevés courant mai, puis l'on relève les sarments et un sulfatage à la pompe "Vermorel" est administré. En juin- juillet, la vigne sera rechaussée et trois à quatre traitements seront nécessaire jusqu’à la maturité pour éviter l’oïdium.

 

Préparation du matériel : En vue des vendanges les barriques étaient mises à combuger (remplies ¼ d'eau et d'une chaîne) ; elles seront balancées d'un côté sur l'autre dans le but d'en nettoyer l'intérieur mais il ne fallait pas enlever le tanin naturel  de la barrique appelé « gravelle ». Puis il est temps de s'occuper du "charrot" (un grand bac en bois dans lequel on mettait les raisins qui venaient d'être cueillis), de l'égrenoir, des tonneaux, du pressoir, de la hotte, des baquets et des sécateurs. Il fallait aussi préparer « la fraissine », fagot de javelles qui, placé à l'entrée du robinet du tonneau, servait de filtre au moment du tirage du jus de raisin.

 

La récolte : Après une bonne collation, l’équipe des vendangeurs se place dans les rangs. Deux personnes face à face coupent délicatement les grappes et les déposent dans un baquet qui une fois plein sera versé dans la hotte portée par le hotteur circulant dans les rangs de vigne. Le travail s’effectue en cadence car il faut se retrouver tous ensemble à la fin du rang.

Le temps n’est pas toujours clément mais la journée est conviviale. C'est une rencontre d’amis autour d’un coq au vin à midi ; dans certaines familles autrefois le panier attendait au bout du rang pour le déjeuner. Le soir le » charrot » est plein d’une purée de raisins qui sera vidée à la maison dans un tonneau.  Pour aider la fermentation, sa surface est recouverte de planches bloquées par des pierres qui tasseront la vendange et empêcheront l’entrée de l’air.

Quinze jours plus tard le jus sera tiré et mis en barrique. La râpe (résidus des grappes) sera placée dans le pressoir pour en extraire un dernier jus. Elle sera remise en barrique ou dans le tonneau  et attendra le mois de mars  afin d’être distillée (fabrication de l’eau-de-vie).

Pour le jus de raisin  un premier soutirage sera effectué au mois de novembre afin de le clarifier, et un deuxième  au mois de janvier.

Et bonne dégustation au printemps !

 

Sur cette photo ancienne, on voit clairement la hotte, qui est posée à gauche, ainsi que le charrot posé sur la charrette.

Voici une grappe d’un cépage ancien, l’othello.

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