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Le Patrimoine sadébrien

Les fermes d’autrefois : UTILISATION ET CONSERVATION DES FRUITS

    A Sèvres-Anxaumont comme dans beaucoup d’autres communes, on trouvait beaucoup d’arbres fruitiers autrefois. Cela tient sûrement au fait que les gens consommaient essentiellement la production locale et non des fruits exotiques comme les pamplemousses ou les bananes. Quand les fruits n’étaient pas consommés frais, il existait différentes méthodes de conservation.

    Conservation des fruits. Le four à pain était utilisé pour sécher les prunes, les pommes et les poires. D’abord on faisait brûler des fagots d’épine dans le four. Ensuite on poussait les braises encore chaudes au fond du four. Les fruits étaient mis sur des claies faites d’un grillage fixé sur un cadre en bois. Puis on bouchait l’entrée du four. Trois ou quatre jours après, les prunes sèches étaient mises dans des bournes (grandes corbeilles). Après quoi, on les faisait macérer dans du thé pour qu’elles gonflent, puis on les mettait dans l’eau-de-vie. On les consommait alors en digestif.

    Les pommes étaient coupées en tranches qu’on appelait des « oreilles de chat », puis séchées dans le four à pain. Elles étaient ensuite utilisées en compote. Avec les pommes, on pouvait aussi faire une boisson appelée « piquette ». On aplatissait les poires avant de les faire sécher au four, d’où le nom de « poires tapées ».  On pouvait aussi couper les poires en morceaux et les mettre dans des bouteilles ; ensuite on enveloppait les bouteilles dans des morceaux de sacs en toile de jute, on les calait avec des pierres dans un fourneau et on les stérilisait pendant plusieurs heures.

    Utilisation des noix.  D’abord le père de famille cassait les noix : pour cela il avait un paillon sur les genoux et une planche posée dessus ; il cassait les noix avec un marteau et elles tombaient dans le paillon. Ensuite il les mettait en sacs et les sacs étaient mis à sécher près de la cheminée.

     Puis on invitait les voisins pour une veillée qui pouvait réunir jusqu’à vingt personnes. Les cerneaux étaient mis dans des plats et les débris étaient jetés par terre. Quand c’était terminé, il était fréquent qu’on se batte avec les coquilles de noix. Puis venait le réveillon. On mangeait des tourtisseaux (beignets) et de la charcuterie.

    Pour faire l’huile de noix, il fallait se rendre à Availles, près de Châtellerault ; à une époque, le trajet se faisait à vélo.

    Cerises. Les cerises étaient consommées fraîches. Ceux qui en avaient beaucoup allaient les vendre Place du Marché à Poitiers. Il fallait partir très tôt le matin avec une charrette à bras.

    Raisin. Il existait de nombreux carrés de vigne dans la commune. C’est d’ailleurs ce que rappelle le toponyme « Petit Médoc ». Chaque ferme produisait son vin. Parmi les cépages anciens cultivés à Sèvres-Anxaumont, on trouve le Noah et l’Othello. Le Noah donnait un vin très sucré. Pour la vendange, il fallait trouver beaucoup de personnel ; le soir, on faisait un bon repas et on dansait.

    Châtaignes. Beaucoup de gens avaient des châtaigniers. Il en reste encore quelques-uns, qui sont maintenant un élément caractéristique du paysage de la commune.

A gauche, une BOURNE, dans laquelle on conservait les fruits après leur passage dans le four à pain.

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