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Le Patrimoine sadébrien

La cigogne

    

     La cigogne blanche fait partie de la famille des échassiers. Ce grand oiseau pesant aux alentours de quatre kilogrammes, d'une hauteur de cent-vingt centimètres environ, possède une envergure impressionnante, souvent plus de deux mètres. Elle est pourvue de longues pattes rouge orangé sans plumes, ce qui lui permet de chasser dans les zones humides. Son bec puissant d'une vingtaine de centimètres, également rouge orangé, est utilisé pour saisir ses proies et pour communiquer avec ses congénères en entrechoquant ses deux mandibules (claquettements).Elle se nourrit de mulots, de campagnols, dans les champs après le passage d'un engin agricole, mais aussi de taupes, de musaraignes, de vers de terre et de quelques poissons, têtards ou grenouilles.

     Les cigognes se rassemblent pour migrer en Afrique en septembre (certaines sont toutefois devenues sédentaires). Elles effectuent des vols journaliers de deux cents à quatre cents kilomètres et ceci en fonction des conditions météorologiques. Utilisant les courants d'air ascendants provoqués par le soleil réchauffant la terre, elles planent et ne peuvent donc pas voler nuitamment. Elles font étape chaque soir, ce qui leur permet de se reposer et de se nourrir. La population française de cigognes s'est longtemps limitée à l'Alsace, mais actuellement on la rencontre également de plus en plus dans l'ouest du pays, principalement en Charente-Maritime et en Vendée. Cet oiseau, objet de nombreuses légendes, en particulier celle d'apporter les bébés, porte bonheur et est aussi l'emblème de l'Alsace.

    Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis cinq cigognes blanches se poser dans le champ en face de mon domicile (La Vallée Forge) le dix-sept mars 2010 aux environs de dix heures ! Elles ne sont pas restées très longtemps, une petite étape dans leur migration, enfin suffisamment pour que je les fixe sur la pellicule. De quel pays africain venaient-elles ? Où allaient-elles ? Peut-être tout prêt de chez nous en Charente-Maritime où l'on rencontre une colonie importante de cigognes. Il suffit pour s'en convaincre de circuler sur la route de Marennes à Rochefort où pratiquement sur chaque pylône trône un nid. Toujours est-il qu'il n'est pas courant de voir se poser ces grands oiseaux à Sèvres-Anxaumont.                                                                                 

            

          Alain Jacquet

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Faune  >  les oiseaux, page 2

  grand GIBIER    petit GIBIER     INSECTES    LOUPS     OISEAUX    PAPILLONS de jour    PAPILLONS de nuit

LA MESANGE CHARBONNIERE

    C'est la plus grande des mésanges. Colorée et active, elle est l'un des oiseaux les plus communs du jardin. Dans la même famille des Paridés, il y a la mésange bleue qui accompagne souvent notre hôte autour des mangeoires.

     La charbonnière se caractérise par sa calotte noire qui lui donne son nom et sa cravate dessinée sur sa poitrine jaune. Cette cravate noire est plus large chez le mâle que chez la femelle. On dit que la mésange charbonnière zinzinule. Ses phrases sonores aiguës sont répétées plusieurs fois.

    Cet oiseau est sédentaire. Il construit son nid dans les endroits le plus inattendus : boîte à lettres, feux de circulation, vieilles machines. La mésange est cavernicole c'est-à-dire qu'elle fait son nid dans une cavité, souvent près des habitations. Elle fait 2 couvées de 5 à 15 œufs en avril-mai puis en juin-juillet.

     La mésange est utilisée comme moyen de lutte biologique. Elle peut, pour nourrir sa nichée, consommer jusqu'à 500 chenilles par jour et notamment la chenille processionnaire du pin, souvent urticante.

    Si vous êtes soucieux de limiter l'usage des pesticides dans votre jardin, placez des nichoirs dits « boîtes à lettres » à plus de 1,50 m de hauteur, avec une ouverture de 32 mm orientée ver l'est. L'hiver elle fréquente assidûment les mangeoires pour y trouver des graines de tournesol, son repas préféré. De plus, cette mangeoire vous offrira un beau spectacle naturel rassemblant de nombreux passereaux tels les mésanges, les verdiers, les pinsons, les chardonnerets, parfois le rouge-gorge et plus rarement le magnifique gros bec. En plus du spectacle offert, aider les oiseaux l'hiver, c'est aussi un bon investissement pour votre jardin bio.

                        Patrice BARRAT

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LE CHARDONNERET

 

    On le dit « chardonneret élégant ». C'est un passereau visible toute l'année dans notre jardin. Il aime se percher à la cime des arbres.

    Ce qui le caractérise, c'est le masque rouge écarlate qui occupe toute sa face. Ses ailes sont noires avec une bonne proportion de jaune vif. Mâles et femelles se ressemblent beaucoup.

     En automne ils se rassemblent en bandes de plusieurs dizaines d'individus cherchant sur les terrains vagues les fleurs de chardons d'où il tire son nom. Il aime bien aussi les graines de bouleaux, de cosmos ou de tournesol. C'est pour cela que vous pouvez l'observer sur vos mangeoires.

    Dès le printemps les couples se forment et très discrètement un nid douillet fait d'herbes entrelacées tissé de toiles d'araignées et de crins mêlés de lichens sera posé sur la branche d'un arbre fruitier. 5 à 6 œufs blanc bleuté y seront déposés. A l'âge de 15 jours, les oisillons quitteront le nid pour votre plus grand plaisir.

 

    Patrice BARRAT

Photos de chardonnerets : Marie-Jo CHAUSSEBOURG

L'HIRONDELLE RUSTIQUE

    L'hirondelle rustique, aussi appelée hirondelle des cheminées, apparaît dans nos villages dès la mi-mars et annonce ainsi le printemps. Elle est suivie de près par l'hirondelle des fenêtres, plus petite, avec une gorge et un croupion d'un blanc pur qui la caractérise.

    La silhouette fine et élancée de l'hirondelle rustique est liée à sa queue échancrée terminée par deux plumes en aiguille appelées "filets" très développées chez le mâle.

    Elle s'alimente et s'abreuve en vol. Elle recueille l'eau dans sa bouche ouverte lorsqu'elle rase l'eau des rivières ou des mares.

    Son nid en demi-coupe est souvent adossé à une poutre dans une grange ou un garage. Il est constitué de morceaux de boue malaxée consolidée avec de nombreux brins d'herbe. 4 à 5 œufs y seront déposés. Les parents feront 400 allées et venues par jour pour nourrir les oisillons avec de très nombreux insectes, ce qui fait de l'hirondelle un excellent allié de l'homme.

     Les effectifs des hirondelles sont actuellement en régression, ce qui est certainement lié à la modification de l'habitat rural et à l'emploi souvent excessif des insecticides.

    En septembre, leurs rassemblements sur les fils électriques signeront leur départ vers l'Afrique subsaharienne mais, en attendant, prenons plaisir à les voir voler tout l'été autour de nos maisons.

                         Patrice Barrat

Photo Marie-Jo CHAUSSEBOURG

Photo René GALLAUD