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Le Patrimoine sadébrien

HAUT  DE  PAGE.

  Courrier des Poilus       Louis Chabanne      Monument aux Morts   Tombes des Poilus

 

Le Monument aux Morts de la commune de Sèvres-Anxaumont

 

    Le 18 janvier 1920, une section locale de l’Union Fraternelle des Victimes de Guerre et des Anciens Combattants de la Vienne fut créée sur la commune de Sèvres. L’article II des statuts de cette association précisait : « Cette société est créée dans le but de perpétuer la mémoire des camarades morts pour la Patrie, en leur élevant un monument, et de resserrer les liens créés entre les combattants ayant participé à la guerre 1914-1918. »

    Afin d’ériger un monument « à la mémoire des enfants de la commune, morts pour la Patrie dans la Grande Guerre 1914-1918 », elle lança une souscription.

    L’Union Fraternelle passa commande d’un projet de monument, élaboré par l’architecte Victor Georges Monnier, qui officiait à Poitiers.

 

     Le projet retenu comprenait :

- une série de trois marches servant d’assise.

- deux parallélépipèdes rectangles positionnés l’un sur l’autre, supportant divers signes symboliques et épigraphiques.

- une urne funéraire, posée au sommet du socle.

- une grille métallique positionnée à l’avant du monument, côté place publique.

- deux piliers, de part et d’autre du monument, au niveau du mur du cimetière.

- une vasque sur chacun des piliers.

- des bornes délimitant l’emplacement, côté cimetière.

 

    Le problème du lieu où allait être érigé le futur monument se posa. Afin de ne froisser aucune susceptibilité, l’association demanda au conseil municipal l’autorisation de construire le monument, « mi partie dans le cimetière, mi partie sur la place publique ». La partie dans le cimetière donnait au monument un caractère funéraire. La partie ouverte sur la place publique était voisine de l’église (édifice religieux) et de la mairie (édifice républicain laïc).

Devant le scepticisme de certains membres du conseil, une vérification sur la place publique eut lieu. Il fut relevé que « le débordement sur la place publique sera de deux mètres cinquante sur quatre mètres de long, sans aucune gêne pour la circulation publique ». Cet emplacement fut finalement retenu. Au cours de la séance du 14 juillet 1920, le conseil municipal acceptait le projet présenté par les Anciens Combattants. En application de l’ordonnance du 10 juillet 1816, le conseil soumit l’érection du monument à une autorisation du Chef de l’Etat, par l’intermédiaire des services du Ministère de l’Intérieur.

 

     Dans le cadre de ce projet, lors de la séance du conseil du 8 août 1920, la municipalité de Sèvres demanda officiellement, par une lettre adressée le 15 août 1920 au cabinet du Préfet de la Vienne, une subvention auprès du Ministère de l’Intérieur :

«   M. le Président de séance (= le maire Camille Gerbier), pour conformité aux décisions de M. le Ministre de l’Intérieur, demande au conseil municipal qui accepte d’autoriser la Société l’Union Fraternelle des Anciens Combattants de la commune de Sèvres à élever un monument mi partie dans le cimetière, mi partie sur la place publique, tel que ledit conseil l’a déjà accepté dans sa séance du 14 juillet dernier (…).

    Un acquéreur d’une concession dans le cimetière communal devait s’acquitter d’une redevance composée de deux parties inégales : 2/3 revenaient à la commune, le tiers restant était attribué au comité de bienfaisance pour les pauvres de la commune.

Le conseil municipal de Sèvres, dans le respect de la circulaire ministérielle du 10 mai 1920, concédait gratuitement, pour sa part, l’emplacement du Monument, côté cimetière :

1°- Le conseil abandonne dès à présent les deux tiers des droits qu’il a sur la partie du terrain du cimetière cédée à l’Union Fraternelle pour érection de ce monument : soit deux mètres sur deux mètres, moyennant l’engagement de ladite société d’entretenir ce monument en état de propreté et de réfection digne de nos chers disparus.

Toujours le 8 août 1920, le bureau de bienfaisance de la commune, dont le maire Camille Gerbier était aussi le président, renonçait aussi à sa part sur la redevance du terrain cédé dans le cimetière à l’Union Fraternelle.

    Certains habitants s’étaient émus que le monument ne soit pas en totalité dans le cimetière. Ils furent entendus :

2°- L’engagement que le monument sera entouré d’une grille du côté de la place publique et formant clôture avec porte donnant accès dans le cimetière, à seule fin que le monument conserve

sa destination d’être élevé dans le cimetière.

3°- Joint à sa demande à M. le Ministre de l’Intérieur, un croquis du monument signé par son auteur (= l’architecte G. Monnier).

4°- Un devis détaillé de la dépense pour ce monument, se montant (initialement) à la somme de

4 500 francs.

5°- Ce monument est érigé par la Société l’Union Fraternelle par une souscription de 2 600 francs d’une part et par un versement de 400 francs de ladite société. Le conseil municipal a voté à son budget additionnel de 1920 la somme de 1 000 francs, plus 500 francs qui seront inscrits au budget additionnel de 1921, soit 1 500 francs à la charge de la commune.

    Prie Monsieur le Préfet de vouloir bien appuyer cette demande auprès de M. le Ministre de l’Intérieur, pour accorder à la commune 25 % de subvention sur la somme de 1 500 francs, sacrifice de la commune.

 

    Afin de constituer un dossier destiné au Ministre de l’Intérieur, la Préfecture demanda au maire de Sèvres divers renseignements :

- le 22 juillet 1920 :

  - un croquis du plan du monument, signé de son auteur, avec l’indication de son   emplacement.

 - un devis estimatif de la dépense : « 4 500 fr. ». En réalité, le devis estimatif présenté par le bureau de l’architecte était modifié et s’élevait à 4 800 francs : 4 200 francs pour le monument et 600 francs supplémentaires pour le coût relatif à la grille.

 - les indications des voies et moyens :

    - souscription close en 1920, menée par l’Union Fraternelle : 2 600 francs.

   - versement propre à l’Union Fraternelle : 400 francs.

   - dotation du conseil municipal, pour l’année 1920 : 1 000 francs.

   - dotation du conseil municipal, pour l’année 1921 : 500 francs.

      Total : 4 500 francs.

 - le 15 août 1920 :

 - le total de la dépense nécessaire à l’érection du monument : « 4 500 fr. corrigé en 4 800 fr. ».

 - le total des souscriptions recueillies dans la commune : « 3 000 fr. ».

 - le montant du crédit inscrit au budget communal en vue du même objet : « 1 500 fr. ».

 - la nature des ressources envisagées par le conseil en vue de faire face à la dépense inscrite au budget : emprunt, imposition ou fonds disponibles : « fonds disponibles ».

 - le chiffre de la population d’après le nombre de cartes d’alimentation délivrées au 30 juin 1920 : « 460 ».

 - le nombre des centimes communaux : « 2 980 fr. 83 ».

 - la valeur du centime : « 29 fr. 80 ».

- le 17 septembre 1920 :

 - la copie des délibérations du 14 juillet et du 8 août 1920 du conseil municipal de Sèvres.

 - l’avis de la commission départementale spéciale, chargée de l’examen au point de vue artistique.

 - la liste des combattants, nés ou résidant dans la commune, Morts pour la France : la liste transmise comprenait 20 noms.

    Aux 20 noms de cette liste initiale, furent ajoutés ultérieurement cinq autres noms : celui d’un Sadébrien tué en 1914 qui avait été oublié, les deux fils de la famille d’Ouëzy d’Ollendon qui possédait pendant la guerre une partie du domaine de Moulins et enfin ceux de deux disparus en Cilicie, au cours de l’année 1920.

 

    La commune de Sèvres obtint de l’Etat une subvention d’un montant de 225 francs. Ceci avait été déterminé de la manière suivante, en respectant scrupuleusement l’article 81 de la loi portant fixation du budget général de l’exercice 1920 :

« Population : 469 habitants. (= nombre d’habitants qui avait été relevé lors du recensement de 1911).

Nombre de combattants tués : 20 = 4,26 % de la population qui donne par application du barème 1 : 8 %.

Valeur du centime communal : 29,80 francs = 6 fr. 35 pour 100 habitants qui donne par application du barème 2 : 7 % ».

8 % (barème 1) + 7 % (barème 2) = 15 %, inférieurs aux 25 % qui avaient été souhaités par la municipalité dans sa lettre du 8 août 1920.

Soit un montant de 225 francs (= 15 % des 1 500 francs crédités par la commune).

 

    Le 14 octobre 1920, le Préfet de la Vienne transmettait la totalité du dossier au Ministre de l’Intérieur, Théodore Steeg :

     « J’ai l’honneur de vous adresser (…) le dossier constitué par la commune de Sèvres, en vue d’être autorisée à élever un monument aux morts de la guerre.

      Je vous serais reconnaissant, monsieur le Ministre, de vouloir bien provoquer le décret d’approbation et d’accorder une subvention à cette commune. »

Le 4 novembre 1920, le Président de la République, Alexandre Millerand décrétait : « Est approuvée la délibération en date du 8 août 1920 par laquelle le Conseil Municipal de Sèvres (Vienne), a décidé, à titre d’hommage public, l’érection d’un monument à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France ». Le Ministre de l’Intérieur « est chargé de l’exécution du présent décret ». Douze jours plus tard, la mairie de Sèvres était informée par la Préfecture de la bonne nouvelle.

 

    Raymond Dutheil, entrepreneur de travaux publics installé à Pouillé, fut chargé de la construction du monument de Sèvres. Il réalisa aussi les monuments de Jardres et Tercé.

A l’origine, l’architecte Monnier envisageait l’utilisation de pierres de Tercé. Finalement, l’entrepreneur préféra celles de Lavoux.

 

     Du bas vers le haut, le monument est composé :

- d’une terrasse composée de pavés et de bordures en pierre, échelonnée suivant deux marches.

- d’un socle,

- de deux parallélépipèdes rectangles positionnés l’un sur l’autre :

 - celui inférieur, de plus basse hauteur, constitue la base,

 - celui au-dessus compose la partie centrale du monument.

- d’un couronnement.

 

    Le monument est encadré de chaque côté par deux piliers qui délimitent le mur du cimetière. Finalement aucune vasque ne coiffa les piliers. Du côté de la place publique, ces piliers sont munis respectivement d’un écu portant le sigle « RF » sur fond des couleurs tricolores du drapeau national. Le revers des écus sert aussi de supports pour les drapeaux lors des cérémonies.

    Entre ces piliers et la base du monument, dans le prolongement du mur du cimetière, se trouvent aujourd’hui deux grilles métalliques amovibles.

Côté place publique, la base du monument reçoit l’hommage de la commune :

    « LA COMMUNE de SEVRES

               A SES ENFANTS

          MORTS pour la FRANCE

                  1914 - 1918 »

    Une petite plaque métallique, porteuse du texte suivant : « Offert par le conseil municipal 1922 », est vissée en bas à droite, en souvenir du don de la grille en fer forgé qui délimitait l’aire sacrée, côté place publique. Cette grille originelle n’existe plus, mais elle a inspiré le motif des actuelles grilles métalliques latérales.

    Côté cimetière, la base est ornée d’une croix nimbée et pattée d'inspiration celtique. Le disque central de cette croix représente la corolle d’une fleur. Cette croix présente sur la face côté cimetière est tout à fait légale. En bas à gauche, nous arrivons difficilement à déchiffrer l’inscription gravée suivante : «    ERIGE

      PAR ?(illisible) .U.F.C »

               1920 »

(U.F.C signifiant l’Union Fraternelle des Combattants).

    En ce qui concerne la partie centrale, l’ornementation des faces, côté cimetière et côté place, est identique.

    Nous trouvons ainsi sur leurs bords des pilastres surmontés de trois besants coiffés de trois glyphes. Ces glyphes encadrent un panneau supérieur en saillie.

    Au centre, en réserve, sur chacune de ses deux faces, est fixée une plaque de marbre noir sur laquelle sont gravés les noms et prénoms des 25 Poilus, classés par année de décès. Les millésimes sont notés, sauf celui de 1920 vraisemblablement par manque de place. Les deux décédés de 1920 se retrouvent ainsi avec ceux de l’année 1919. À l'origine, les inscriptions étaient directement gravées sur la pierre.

    Chaque taille de réserve est surmontée d’une croix de guerre enrubannée, accompagnée de sa fourragère. Sculptées en relief, reposant sur le panneau supérieur, deux paires de palmes de laurier, placées en sautoir, chapeautent l’ensemble.

    Côté place, à la partie basse de cette partie centrale est fixée une autre plaque de marbre noir, énumérant les morts de la seconde guerre. Côté cimetière, une plaque de couleur grise rend hommage à un militaire mort lors du conflit indochinois, et à un Poilu natif de la commune. Il s’agit de Roy Honoré, décédé à Chauvigny à son domicile le 27 septembre 1944. Il avait été gazé dans les tranchées. M. Fernand Haie, maire de 1983 à 1995, avait répondu favorablement à la demande de sa famille pour l’apposition de son nom sur le monument.

 

    Les deux autres faces de la partie centrale, celles des côtés gauche et droit, présentent des similitudes avec les deux côtés décrits précédemment. Mais leur ornementation est plus épurée : Les pilastres des bords latéraux sont démunis de besant. Les panneaux supérieurs sont vierges de toute palme. À la place des tailles en réserve, des panneaux nus en saillie occupent les mêmes emplacements centraux.

 

    Le couronnement se compose d’une urne cinéraire, reposant sur un imposant piédouche aux surfaces cintrées. La base du piédouche présente au niveau de ses angles, côté cimetière et côté place, un motif décoratif composé de quatre virgules en relief.

 

    Du côté du cimetière, huit bornes en pierre délimitent l’aire sacrée du monument.

 

    L’Union Fraternelle finança le monument pour un montant de 3 029 francs. Une seconde souscription permit de recueillir 1008 francs. Nous ne connaissons pas malheureusement l’organisme ou la personne qui fut à l’initiative de cette seconde souscription.

    En 1922, « une grille en fer forgé, un treillis métallique et une jardinière à la base » furent ajoutés et totalement financés par la commune. En souvenir de ce financement, une petite plaque métallique, porteuse du texte gravé suivant : « Offert par le conseil municipal 1922 », fut vissée à la base du socle, côté place publique. Ceci mettait fin aux travaux.

 

    La globalité du monument fut totalement financée sans avoir recours à la subvention de 225 francs, accordée par l’Etat. Pendant l‘année 1921, elle resta « sans emploi dans les fonds libres de la commune », le conseil demanda, le 20 janvier 1922, à monsieur le Préfet de la Vienne « de vouloir bien autoriser l’ouverture d’un crédit d’égale somme pour être employé à l’exercice 1922. Ladite somme sera payée au trésorier de la Société des Anciens Combattants de la commune de Sèvres, laquelle s’était chargée de l’érection dudit monument ».

 

    L’inauguration du monument eut lieu le dimanche 23 avril 1922. A 9h.30, le maire, Camille Gerbier, et le conseil municipal au complet accueillirent à la Mairie les autorités qui avaient été invitées :

- M. Girault, conseiller de préfecture, représentant M. Ceccaldi, le Préfet de la Vienne, indisponible à cause d’une session au Conseil Général.

- M. Têtard, capitaine d’Etat-Major, représentant le Général Bulot, commandant la 17e Division d’Infanterie.

- M. Niveaux, député.

- M. Albert, sénateur.

- M. Bouard, président de la section locale de l’Union Fraternelle des Combattants.

A dix heures eut lieu une messe solennelle en l’église Saint-Nicolas. Le curé, Paul Dezanneau, lui-même ancien combattant, prononça une émouvante allocution. Puis il bénit les plaques commémoratives dans l’église et le monument sur la place. En toute rigueur, selon la loi de 1905, le curé aurait dû bénir le monument, côté cimetière et non côté place publique.

Puis, « M. Bouard, après un discours envers ses anciens camarades dont les noms sont gravés sur

le monument, fit remise de ce monument à la commune. M. Gerbier, maire, l’accepta au nom de la commune. »

    MM. Girault, Têtard, Niveaux et Albert prononcèrent ensuite « des discours vibrants de patriotisme et d’émotion, qui ont été écoutés par une foule immense, calme et recueillie. »

Un jeune conscrit de la classe 1922 habitant Chantelle, René Dubois, prononça à son tour, au nom de tous ses camarades, une allocution de reconnaissance à la mémoire de ses glorieux aînés.

Au pied du monument, sous la bannière du drapeau de l’Union Fraternelle conservée actuellement à la Mairie, les conscrits, accompagnés des enfants de l’école déposèrent des gerbes de fleurs.

« Un banquet très copieux, de 60 couverts, et fort bien servi par M. Delavault, restaurateur à Sèvres, a clôturé cette journée qui restera profondément gravée dans la mémoire de tous les assistants. »

     Voici quelques renseignements sur les personnalités présentes :

- Louis Alfred Emile Têtard, capitaine au 20e Régiment d’Artillerie de Campagne, avait acheté le château de Moulins en 1919. Il faisait partie des membres fondateurs de la section locale de l’Union Fraternelle des Combattants.

- Marc Niveaux, président de la commission départementale, premier adjoint au maire de Poitiers, avait été élu député aux élections législatives du mercredi 16 novembre 1919, sur la liste d’action nationale et républicaine.

- François Albert, agrégé de l’Université, publiciste, conseiller général de la Vienne, maire de Béruges, avait été élu sénateur aux élections sénatoriales du dimanche 11 janvier 1920, avec la même étiquette que le député précédent.

- Aimé Bouard, adjudant au cours de la guerre passée, y fut cité deux fois :

Citation n° 59 de la 121e Brigade, en date du 19 août 1914 :

« Chef de section d’un zèle avisé et à toute épreuve. A donné toute sa mesure en juillet 1916, pendant les opérations du ravitaillement de la 1ère ligne, surtout le 17 où il les a effectuées malgré un tir de barrage très violent. »

Citation n° 67 du 114e Régiment d’Infanterie, en date du 4 août 1918 :

« Sous-officier d’une haute valeur morale, plein de bravoure et d’entrain. Blessé à son poste de

combat, en donnant des ordres à sa section, sous un bombardement intense. » Attribution de la Croix de Guerre.

- Pendant la guerre, le curé Paul Dezanneau avait été lui aussi mobilisé. Il avait été brancardier, puis infirmier. Il fut cité le 27 janvier 1917 à l’ordre (citation n° 4) du service de santé de la 59e Division d'Infanterie :

« Brancardier dévoué, courageux et plein d’entrain. S’est présenté comme volontaire pour toutes les missions dangereuses pendant la période du 24 décembre 1916 au 24 janvier 1917. A exécuté un grand nombre d’inhumations dans des circonstances particulièrement périlleuses. » Attribution de la Croix de Guerre - Etoile de bronze.

Dans le cadre de son nouvel agencement, la place du bourg de Sèvres fut baptisée en 1981 du nom de ce curé, en hommage aux actes de résistance qu’il mena au cours de la seconde guerre mondiale.

- Clément Delavault, cabaretier, avait remplacé comme locataire, à partir d’octobre 1919, l’épicier Alvéry. En 1922, Louis Chabanne vendit à M. Delavault le commerce (cabaret, épicerie, boutique) qui correspond aujourd’hui à l’actuel café-restaurant du bourg de Sèvres.