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Le Patrimoine sadébrien

       les MARES et VIVIERS,

un patrimoine communal naturel et humain aujourd’hui disparu

Caractéristiques générales du milieu naturel 

 

    Etablie sur un plateau jurassique dans l’interfluve de la Vienne et du Clain, la commune de Sèvres-Anxaumont est dépourvue d’eau vive.

    Le sous-sol calcaire renferme une nappe phréatique qui alimente les puits.

     L’eau est atteinte à des profondeurs variables, une quinzaine de mètres au Nord-Est de la commune (Les Bordes, la Cunaye), 35 à 40 m à l’ouest, de Chantelle à Anxaumont, deux points de peuplement ancien.

    Des citernes recueillaient aussi les eaux pluviales au niveau des habitations, couplées quelquefois avec un prélèvement dans une nappe temporaire des dépôts superficiels argilo-sableux.

    Dans ce contexte les eaux météoriques accumulées dans les mares et les viviers furent systématiquement  utilisées.

     Les retenues étaient nombreuses sur le territoire communal.

    Du point de vue géologique, leur présence est justifiée par l’existence de dépôts alluviaux ou limon des plateaux, recouvrant le substratum calcaire à partir des cotes d’altitude 115/120.

     Les deux axes initiaux de peuplement, le bourg - les Grangeries -  les Cartes et Anxaumont -  Chantelle, jalonnent ainsi deux placages de cette formation constituée d’argiles bariolées, de graviers et sables de quartz et de petits grains arrondis d’oxyde de fer ou pisolites.

    Ces matériaux se sont déposés avant le creusement des vallées de la Vienne et du Clain.

Différents types de mares 

 

    Les mares ont assuré à Sèvres quatre fonctions distinctes pour couvrir les différents besoins en eau :

- alimentation humaine

- abreuvage du gros gibier

- abreuvage des animaux domestiques

- lavage.

    Du point de vue de la qualité de l’eau en relation avec l’hydrogéologie, les mares étaient réparties  en deux catégories :

   →  les mares réceptacles situées en des creux de la topographie et ne recueillant que des eaux de ruissellement non épurées. Elles étaient utilisées  pour abreuver le bétail et pour le lavage.

   →  les mares de pentes situées sur un versant, même faible, alimentées par des eaux ayant filtré dans le dépôt argilo-sableux superficiel.

    Cette épuration partielle fut la justification de leur emploi pour l’alimentation humaine et celle aussi de la grande faune sauvage, plus sensible sans doute que le bétail à la qualité de l’eau.

    Pour la consommation humaine, des précautions supplémentaires étaient observées pour garantir la potabilité. Parmi elles :

    ∙ une réservation stricte du point d’eau à l’usage alimentaire

    ∙ une protection contre l’intrusion d’animaux par un entourage végétal dissuasif d’essences épineuses

    ∙ la filtration de l’eau à travers un linge.

Les viviers

 

     A côté des mares, les viviers creusés par l’homme constituaient des réserves pour les périodes de pénurie. De la taille d’une mare ou un peu supérieure, ils en avaient l’aspect général, avec un entourage d’arbres.

Le potin

 

   Il convient d’associer aux mares et viviers un objet domestique qui servait à puiser l’eau, le potin.

    L’un de ces ustensiles, en usage au début du 20° s. à Sèvres, est un récipient en métal galvanisé sur plan circulaire à bords étroits, haut de 20,5 cm pour un diamètre de 20, muni d’un embout soudé latéralement et destiné à recevoir un long manche.

    Il servait encore pour transporter l’eau chaude de la chaudière à la ponne.

    Ce dossier utilise les éléments recueillis pour l’exposition « L’Eau à travers les Ages » réalisée en mars 1985 par l’association « Vivre à Sèvres-Anxaumont » et un article publié dans la revue « La Boulite Poitevine et Saintongeaise ».

Texte : Pierre Moreau

Illustrations : Joël Beaubeau et le Club Photo

Informateurs : Mrs  Debien Gilbert, Debien André et Mauvais Roland, Mme Remblier.

Mare pour l’alimentation humaine

à Lavaud  

 Mare de la Garenne, à Peumartin,

  pour l’abreuvage du gros gibier.

 Mare à Peumartin, pour l’abreuvage  des animaux domestiques.

 Mare à laver au Pinier

 Mare-vivier à Moulins

Potin

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